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Cortalus

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  1. Certes, mais là où les bouquins traitent ce facteur de déséquilibre d'origine extérieur comme un phénomène cyclique et - si 'jose dire - naturel, la série l'incarne dans un personnage muet, inexpressif, aux motivations dignes d'un méchant de JRPG de seconde zone. Une erreur scénaristique que les producteurs sont obligés de rectifier en clôturant en vitesse toute cette story-line afin de pouvoir revenir - je l'espère - aux fondamentaux de la série : les conflits de personnages bien humains tiraillés entre leurs motivations personnelles et la politique des clans. Les WW auraient dû demeurer un élément de contexte qui dynamise ces interactions : si la vacance du trône est l'élément déclencheur de l'action, les WW avaient quant à eux pour rôle d'être l'élément perturbateur qui remet en cause les croyances des personnages et les confronte à un dilemme. Les concepteurs du jeu de plateau GoT ont mieux compris cette dynamique narrative que les producteurs de la série télé. C'est dire.
  2. C'est sûr que la série GoT était meilleure quand elle évoquait plus Les Rois maudits que Santa Clarita Diet. ... D'accord, ce n'est peut-être pas la référence la plus pertinente. Mais Santa Clarita Diet est la seule série de zombie que je regarde.
  3. J'ai le même sentiment. Si on est généreux, on peut considérer ça comme une manière de jouer avec les attentes du spectateur à deux niveaux : après lui avoir appris que la série se moque de certaines conventions, on y revient. Si on est généreux.
  4. Révélation Envoyé de mon iPhone en utilisant Tapatalk
  5. Vu l'épisode trois de GoT A part ça c'était bien, même si le rebondissement final est un peu trop prévisible... De beaux moments de tensions en tout cas.
  6. Au sujet des "inégalités" entre hommes et femmes, je remarque souvent que les statistiques comparent le salaire moyen des hommes salariés avec le salaire moyen des femmes salariées. Et non pas le salaire moyen des actifs avec le salaire moyen des actives (ce qui intégrerait les demandeurs d'emploi dans les populations étudiées). Dans les territoires où les hommes sont exposés à un plus fort risque de chômage que les femmes, généralement parce que les emplois industriels y ont été davantage délocalisés que les emplois de service et que les hommes qui occupaient ces emplois ont du mal à se reconvertir, cette manière de raisonner est loin d'être neutre.
  7. J'ai dépassé sept jours de jeu sur The Division 2. Ça c'est ce que j'appelle un open world réussi. Très bon en solo, excellent en coop et au-delà d'excellent en équipe avec casques-micros. Et puis les plaisirs simples comme déambuler dans les avenues abandonnées d'une impérieuse capitale déchue ou déchiqueter des pillards, des terroristes et des miliciens fascistes à la M60, on ne s'en lasse jamais vraiment...
  8. Ça commence mal si tu penses que ceci est une source sérieuse.
  9. Bah on les choisit, déjà. Le concours, ça te garantit juste d'avoir des fonctionnaires à vie dont la principale compétence est de passer des concours. Ceux qui se découvrent d'autres talents finissent par se barrer parce que l'administration est un environnement toxique pour les esprits vifs : ils dépérissent ou ils déguerpissent. Ceux qui restent sont des Intellectual Yet Idiot. Et plus ils sont intelligents plus leur absence de sens commun et d'expérience du monde réel les rend dangereux. Ils voudront étendre toujours plus l'influence de leur administration et provoqueront toujours plus de dégâts. Cf. à ce sujet l'école des choix publics. Il y a des tas de pays qui fonctionnent très bien, et même bien mieux, sans recruter leurs fonctionnaires par concours. On passe une annonce, on reçoit des CV, on organise des entretiens. Même en France, eh oui, il y a des administrations qui recrutent comme ça. Franchement, les agents recrutés en CDD ou CDI sont même souvent les seuls qui bossent dans les établissements où il y a à la fois des oints du statut et des gueux qui n'ont pas passé le concours sacré. Il faut l'avoir vue, la morgue des statutaires qui partent à 15 h 45 en riant sous cape des contractuels qui doivent trimer pour que le boulot soit fait. Les fonctionnaires peuvent même avoir une productivité négative. Je l'ai vécu dans ma direction, où nous avons gagné en productivité totale quand notre dernier statutaire est parti et que nous ne l'avons pas remplacé. Ce n'était pas un saboteur, c'est juste que sa présence (parce que c'est tout ce qu'il apportait) sapait tout simplement l'énergie des autres. Anecdotique ? Si seulement... Et pour les hauts fonctionnaires, choisir, ça peut aussi se faire par élections. Ce n'est pas une garantie de compétence, certes, mais une garantie d'alternance. Et ça, ce serait déjà un extraordinaire progrès dans ce pays.
  10. De mon point de vue, cela ne servirait pas à grand'chose de supprimer les grandes écoles comme l'ENM ou l'ENA sans mettre fin au statut de la fonction publique et au sacro-saint concours. En effet, j'ai l'impression que la culture et l'idéologie des élèves de ces institutions sont déjà bien structurées dans la phase où ils en préparent le concours d'entrée. L'enseignement reçu dans ces écoles ne joue donc à mon avis qu'un rôle mineur de consolidation de leurs croyances. En fait, je pense que l'influence de l'ENM et de l'ENA porte essentiellement sur les aspects para-scolaires ou péri-scolaires : endogamie, esprit de caste, copinage et réseaux... Ce ne sont que mes réflexions personnelles, mais les commentaires de jury de l'ENA sur le conformisme affligeant des candidats tendent à les confirmer.
  11. Je ne connais pas assez Raffarin. Mais a priori, si je rencontre quelqu'un de jeune, en pleine élation alors qu'il a connu par le passé un ou plusieurs épisodes dépressifs, je serais en effet attentif. Je précise "jeune" car la bipolarité émerge en général dans la vingtaine, même si elle est rarement diagnostiquée officiellement avant la trentaine, voire bien plus tard.
  12. Pas sans une observation dans la durée, à mon avis. L'hyperthymie serait plutôt un trait de caractère, relativement permanent, alors que l'hypomanie désigne la phase haute du trouble bipolaire de type 2, autrement dit elle précède en général un épisode dépressif. La bipolarité de type 2 se diagnostique donc généralement pendant la phase dépressive, car l'hypomanie seule est très difficile déceler. Alors qu'une bipolarité de type 1 se diagnostique plutôt dans la phase maniaque, qui alerte l'entourage par ses aspects psychotiques (perte de contact avec la réalité). C'est aussi parce que l'hypomanie est difficile à déceler que beaucoup de bipolaires de type 2 sont d'abord diagnostiqués comme dépressifs, ce qui peut avoir des conséquences catastrophiques (prescription d'anti-dépresseurs mais pas de thymo-régulateur, ce qui augmente le risque suicidaire par désinhibition). A savoir qu'il y a aussi une bipolarité de type 3 qui est plutôt une évolution d'un syndrome dépressif dû à l'action des anti-dépresseurs... Pour un bipolaire, une question qui finit se poser est celle de savoir quel est au fond son "tempérament de base". On lui dit que son humeur est affectée par des déséquilibres chimiques dans le cerveau, et qu'elle ne reflète donc pas sa véritable personnalité. Alors il prend des médicaments qui visent à compenser ces déséquilibres chimiques, mais il sent bien qu'il y a des effets secondaires : un ralentissement, une perte d'énergie, de libido, de créativité, etc. Bref, il se sent diminué. D'où la question : quel serait mon tempérament fondamental si je n'avais pas cette maladie et si je ne prenais pas ce traitement ? Mais au fond, il n'y a pas de frontière bien nette entre ce qui relève du tempérament "sain" et du trouble de l'humeur. Je pense qu'on a plutôt affaire à un spectre de phénomènes dont il convient simplement de traiter avec humanité les plus extrêmes, car ils peuvent sinon se manifester par des actes de violence ou de destruction (que ce soit à l'encontre de soi-même ou des autres).
  13. L'hypomanie seule est rarement le symptôme qui permet de diagnostiquer un trouble de l'humeur. C'est surtout l'arrivée d'une phase dépressive après l'hypomanie qui permet de suspecter un éventuel trouble bipolaire...
  14. De mon temps, c'était soit la voie royale du concours (après le bac ou à bac+1 après une année de prépa par exemple) ou en post licence, sur dossier. Il y avait aussi moyen d'entrer direct sur dossier pour les bac mention très bien (c'était rare et en pratique cela ne valait pas le coup de faire la demande s'il n'y avait pas les félicitations du jury). La grande majorité des élèves passaient le concours. Selon mes observations, l'endoctrinement socialo-communiste des élèves aux profils de leader venait essentiellement de leur milieu familial (enfants de profs, de hauts fonctionnaires, de politiciens...), de leur engagement politique ou associatif datant du lycée (syndicalisme étudiant, jeunesses du PC, LGBT, etc.) ou d'un romantisme révolutionnaire adolescent. Il y avait quand même un fort clivage entre les gauchistes champagnes-caviars parisiens et les gauchistes bonnet péruviens de province.
  15. Pour y être passé, je peux dire que bien plus que les profs, ce sont les élèves de sciences-po qui sont endoctrinés. Ils arrivent déjà formatés en première année et je me rappelle des efforts vains de certains maîtres de conférence pour les sortir de leur intégrisme. Après, on est bien d'accord que les intervenants à scpo sont majoritairement des soc-dem néo-keynésien. Mais leurs élèves sont des anarcho-syndicalistes ou des léninistes canal historique. En 2002, si les élèves de scpo avaient voté à la présidentielle, c'était Besancenot qui était élu au premier tour avec un score de république bananière. Donc si on doit remonter la généalogie du mal, ce dernier est déjà fait au moment de la sélection des entrants à scpo.
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