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Mégille

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  1. Et surtout par la concurrence des verts, et dans une moindre mesure des communistes. LFI + EELV + PC, ça fait un score comparable au deux gros, et à celui de 2017. A la présidentielle Jadot soutenait Hamon, mais visiblement son électorat potentiel était parti ailleurs. Ce qu'on observe du coup est essentiellement une grosse monté de l'élément écolo au sein de la gauche.
  2. Puisqu'on refait la stratégie... J'espère que JRRM écrira une suite très différente de la série, et qu'il la saupoudrera de quelques petits sarcasmes acerbes.
  3. Oui, c'est peut-être une faiblesse de Kant... il me semble qu'il y a quelques passages au début de la critique de la raison pratique où il s'adresse à eux, mais il ne va guère plus loin qu'un appel à une intuition ou un sentiment moral qu'on aurait tous.
  4. A tout hasard, quelqu'un a-t-il déjà mangé un rat-taupe nu ?
  5. Le spot de lumière est une mauvaise idée. Un monument, c'est une trace laissée par une civilisation et destinée à lui survivre... Si il faut le remettre à charger régulièrement, ça ne va pas. Surtout que c'est un coup à "éteindre" la cathédrale dès la prochaine crise économique d'ampleur qui forcera l'état à rationner tant bien que mal son budget. A peut près la même critique pour les idées à base de jardinage et d'apiculture (lol wat) qui ont en plus le défaut d'être un simple symptome d'une mode éco-bobo-urbanistique passagère. La majorité des propositions semblent s'accorder sur un toit un verre. Pourquoi pas... même si je vois plusieurs problèmes possibles. Effet loupe/effet crottes de pigeons/pas forcément autant de gueule qu'on l'imagine vu d'en bas à cause de la hauteur des murs... J'aime bien les vitraux, mais je ne suis pas sûr que ça s'apprécie bien de loin.
  6. Ca se rapproche de la critique qu'en fait Mill, voire les utilitaristes en général. Mais je ne crois pas que ce soit juste. Etendre une maxime à l'universel, ce n'est pas évaluer ses conséquences hypothétiques, c'est s'assurer sa cohérence. Une maxime ne peut pas être une obligation si elle est un paradoxe logique, par exemple, je ne peux pas me dire "il faut que je me marie en restant célibataire". Elle ne peut pas l'être non plus si, prise comme une loi générale, elle engendre un paradoxe pratique. Vouloir mentir, c'est vouloir être cru, or, vouloir être cru, vouloir que ce qui est dit soit tenu pour vrai, c'est vouloir que le mensonge soit interdit. Vouloir mentir est donc une contradiction pratique, et ça découle du concept même du mensonge. D'ailleurs, si par "se comprendre" tu veux dire "ne pas se tromper les uns les autres", alors, ceux qui utilisent entre eux les "techniques" que tu imagines ne mentent pas, ils parlent en langage codé, en supposant que leurs interlocuteurs respectent justement le code et ne s'en servent que pour dire la vérité... L'impératif catégorique ne tombe pas vraiment du ciel (enfin, pas plus que la morale elle-même), mais la façon dont Kant vient le chercher est peut-être un peu déroutant. Il faut bien comprendre qu'il s'y prend à peu près de la même façon que pour donner des fondements à la science, c'est à dire, complètement à rebours d'un Descartes, par exemple. Pour trouver la connaissance, Descartes commence par supposer qu'il n'y en ait pas, pour ensuite mieux démontrer qu'il y a bien une connaissance possible, tout en cherchant laquelle. A l'opposé, Kant par du fait qu'il y a de la science, de la connaissance, ou au moins, quelque chose qui y ressemble. Et à partir de la science que l'on a déjà, il remonte à ses conditions de possibilités, et par la mise en lumière de celles-ci, il peut rejeter les usages illégitimes de la raison. Il fait la même chose en morale, c'est à dire qu'il part du faktum de la Loi. Il y a des obligations, des choses bonnes, des choses qu'il faut faire. C'est le point de départ, et personne n'est sensé pouvoir en douter. Si quelqu'un prétendait en douter, il ne serait de toute façon pas possible d'en discuter avec lui, et il n'aurait aucune raison de suivre une certaine proposition morale plutôt qu'une autre, mais de toute façon, celui qui prétend cela serait malhonnête envers lui-même. Et c'est en partant de l'évidence de la loi morale en nous que Kant va chercher ce qu'elle doit être pour qu'il puisse y avoir le moindre devoir.
  7. Il faut une piqûre de rappel de temps en temps. Les fanatiques bruyants sont toujours aussi fanatiques et bruyants, mais le cas vénézuélien détourne peut-être un peu du socialisme la masse molle de l'opinion.
  8. Yup'. Lors d'un fameux débat avec Benjamin Constant, Kant va jusqu'à affirmer que même dans le cas où un assassin viendrait frapper à ta porte pour te demander si tu caches ton ami (qu'il souhaite tuer), tu dois lui dire la vérité. Au nom justement de la nécessité absolue de suivre l'impératif catégorique, qui commande de ne pas mentir. Mais Kant poursuit avec un argument un peu étrange. Contre Constant, qui essayait de lui faire admettre qu'il faut prendre en compte les conséquences de l'action, Kant répond qu'il est tout à fait possible que l'ami en péril, ayant entendu l'assassin frapper à la porte, se soit échapper par une fenêtre. Et qu'il est possible que en mentant à l'assassin, on lui permette accidentellement de tuer notre ami qui s'était enfuis à notre insu. Façon pour Kant de dire qu'on ne peut jamais être certain des conséquences de nos actions. Et dans ce dernier cas, affirme Kant, on serait responsable de la mort de notre ami, puisque nous avons commis une erreur en mentant, alors que si on avait dit la vérité à l'assassin, quand bien même notre ami n'aurait pas pris la fuite et aurait été piégé, l'honnête délateur serait irréprochable, puisque l'on ne peut pas être blâmer de ne pas avoir menti. On peut trouver pas mal de problème là dedans. Le plus souvent souligner est sans doute l'ambiguïté de la loi morale. Je dois obéir à la maxime "je vais dire la vérité", mais je dois aussi obéir à la maxime "je ne vais pas laisser un innocent se faire assassiner". On peut donc reprocher à Kant pire que de forcer à réfléchir pendant 20 ans avant la moindre décision (ça, ce serait plutôt les utilitaristes) : sa philosophie morale ne serait d'aucune utilité pratique pour prendre des décisions, elle serait simplement une forme vide. C'est le reproche que lui adresse Hegel. Hermann Cohen tente de répondre à ça qu'il y a bien de la matière, et des commandements pratiques et applicable que l'on peut tirer de Kant, en s'appuyant sur la troisième formulation de l'impératif. (pour mémoire : la première est de toujours agir de façon à pouvoir étendre à l'universel la maxime de son action, la deuxième de toujours traiter l'autre comme une fin en soi et jamais seulement comme un moyen) A savoir, toujours être à la fois législateur et juge de sa propre action. On obéit à la loi morale parce que c'est nous même qui la posons. Etre libre c'est donc obéir à l'impératif catégorique, puisque ça revient à nous obéir à nous même, à être autonome (= se donner soi-même sa loi). Alors qu'à l'inverse, quand on agit de façon immorale, on pose toujours la loi mais tout en voulant lui échapper (quand je mens, je ne veux pas qu'il soit autorisé de mentir, sinon ce serait inutile, je veux donc que la loi existe, mais sans lui obéir pour autant), c'est donc que j'obéis à autre chose qu'à moi même, à un motif qui me vient de l'extérieur, qui frotte mes sens ou qui chatouille mon imagination. C'est une conduite "pathologique", c'est à dire poussé par une passion, face à laquelle, par définition, je suis passif, et non pas par la raison, qui dans son usage pratique n'est rien d'autre que la volonté. Je suis alors "hétéronome". Cohen donc vois dans cette ascèse, dans cette lutte intérieure contre les conduites pathologiques une matière au commandement moral. Reste bien sûr que ça ne permet toujours pas de chasser définitivement les ambiguïtés des choix moraux concrets, mais peut-être faut-il faire le deuil d'avoir un code moral définitif sous la main, qui rendrait superflue toute réflexion éthique ou juridique supplémentaire. Par contre, l'objection du velléitaire à la "bonne âme" est de mauvaise fois, effectivement.
  9. Pas mal, mais je préférerais un speach de JBP rappé par Eminem.
  10. Barrès n'est-il pas le chaînons manquant entre l'égoïsme (même si le sien est plutôt idéaliste, je crois) et le nationalisme ? (remarque probablement à coté de la plaque d'un mec qui n'a lu ni Barrès, ni l'article discuté dans ce thread, ni véritablement Rand)
  11. "I have lots of sensible policies when it comes to monetary policy on our fiat currency. These ideas are all gold." est géniale aussi.
  12. Ne pas regarder les commentaires, ne pas regarder les commentaires... argh, trop tard, mes yeux saignent.
  13. Je ne comprends pas que les américains paient autant pour avoir des diplômes en étude de genre. C'est de la pure consommation ostentatoire. Vivement que les universités soient obsolètes.
  14. Tiens, Peterson se laisse pousser la barbe et a pris des pastilles pour la gorge ?
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