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EdouardH

FAQ du libéralisme pour répondre aux questions les plus courantes ?

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Oui je suis d'accord, mais je pense qu'il faut maintenant le dénoncer chiffres à l'appui. La question est aujourd'hui de trouver des économies, arriver à démontrer la taille du détournement et dénoncer ses auteurs publiquement doit être une priorité.

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Comme l'ont écrit les autres internautes, tes réponses doivent s'appuyer évidemment sur les fondements théoriques de la philosophie du droit qu'est le libéralisme.

Cependant il ne faut pas négliger les petites phrases simplicatrices qui mettent souvent en défaut tes interlocuteurs

Exemple:

- Lorsqu'un interlocuteur ressasse en boucle la nécessité de protéger "les acquis sociaux", tu peux lui démontrer l'aspect immoral de prendre à Paul pour donner à Pierre, mais il est plus simple de lui dire "qu'un acquis social financé par une dette, ce n'est pas un acquis social mais c'est juste une dette"

En fait on doit utiliser les deux angles attaques:

1. La philosophie du droit qu'est le libéralisme est inattaquable; qui peut prétendre que l'asservissement d'autrui est justifiable. http://www.quebecoislibre.org/04/040615-13.htm

2. Tu peux aussi défendre le libéralisme avec l'angle utilitariste, comme producteur de richesses.

En basculant entre ces deux logiques tu as de sérieux atouts dans la discussion.

tu peux aussi aller sur le site http://lemennicier.bwm-mediasoft.com/, où est exposé l'art de l'argumentation,les principes de réthorique.

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Comme l'ont écrit les autres internautes, tes réponses doivent s'appuyer évidemment sur les fondements théoriques de la philosophie du droit qu'est le libéralisme.

Cependant il ne faut pas négliger les petites phrases simplicatrices qui mettent souvent en défaut tes interlocuteurs

Exemple:

- Lorsqu'un interlocuteur ressasse en boucle la nécessité de protéger "les acquis sociaux", tu peux lui démontrer l'aspect immoral de prendre à Paul pour donner à Pierre, mais il est plus simple de lui dire "qu'un acquis social financé par une dette, ce n'est pas un acquis social mais c'est juste une dette"

En fait on doit utiliser les deux angles attaques:

1. La philosophie du droit qu'est le libéralisme est inattaquable; qui peut prétendre que l'asservissement d'autrui est justifiable. http://www.quebecois…4/040615-13.htm

2. Tu peux aussi défendre le libéralisme avec l'angle utilitariste, comme producteur de richesses.

En basculant entre ces deux logiques tu as de sérieux atouts dans la discussion.

tu peux aussi aller sur le site http://lemennicier.bwm-mediasoft.com/, où est exposé l'art de l'argumentation,les principes de réthorique.

Désolé mais ça c'est tout ce qu'il ne faut pas faire.

Il ne faut jamais dire que le libéralisme est une philosophie du droit car c'est un slogan vide de signification. Et puis qu'est-ce qui interdit le socialiste de lancer la même chose ? De dire chacun la sienne ? Bref l'expression "philosophie du droit" est l'équivalent de abracadabra. A bannir.

Ensuite se dire libéral car le libéralisme serait la seule doctrine conforme aux grands principes relève de la pétition de principe. En effet l'enjeu n'est pas de dire à l'autre qu'on est pour les droits humains mais de montrer en quoi le libéralisme est la doctrine la plus conforme à ceux-ci.

Enfin il faut arrêter de séparer hermétiquement principes et utilité, ces deux notions étant intimement liées. A la limite on pourrait distinguer la discussion portant sur la validité interne de la doctrine et celle faisant l'appréciation sur les produits, les résultats.

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Une fois de plus Apollon a le chic pour susciter des oppositions jusqu'au boutistes sur des sujets ou il est d'accord à 90% avec son interlocuteur ^^ Vos deux approches pédagogiques se défendent. celle d'Apollon relève de la fascination absconce ou de la subtilité béatifiante, celle de librexavier de la rationalité déclarée. Chacune a ses publics préférentiels. Laissez moi deviner… l'un ne serait il pas avocat et l'autre ingénieur ?

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Pour le coup je suis d'accord avec Apollon, je ne vois pas l'intérêt d'embrouiller les gens avec cette formule prétentieuse de philosohie du droit. Laissons-la aux lecteurs de Grotius et Kant. D'abord historiquement fausse puisque le libéralisme s'est toujours posé comme une philosophie politique (à dominante économique ou sociale), ensuite elle entretient l'illusion d'une pseudo neutralité axiologique et donne l'impression au profane qu'on se paye sa tronche.

Et puis qu'est-ce qui interdit le socialiste de lancer la même chose ? De dire chacun la sienne ? Bref l'expression "philosophie du droit" est l'équivalent de abracadabra. A bannir.

En effet la première profession de foi du socialiste sera de se déclarer contre l'exploitation de l'homme, coeur sur la main, pour la justice et la garantie des droits individuels, en traitant au passage les libéraux d'imposteurs.

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Pour le coup je suis d'accord avec Apollon, je ne vois pas l'intérêt d'embrouiller les gens avec cette formule prétentieuse de philosohie du droit.

Tu as raison, j'ai souligné les deux points clés.

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Ensuite se dire libéral car le libéralisme serait la seule doctrine conforme aux grands principes relève de la pétition de principe. En effet l'enjeu n'est pas de dire à l'autre qu'on est pour les droits humains mais de montrer en quoi le libéralisme est la doctrine la plus conforme à ceux-ci.

Je lutte avec le passage en gras. Ni les conservateurs les plus réacs (il s'en trouve peu en France parmi ceux qui ont voix au chapitre dans les médias, mais ça s'entend souvent dans le café du coin) ni ce qu'il reste d'intellectuels marxistes ne partagent cette conception de droits humains. La première catégorie la rejette tout simplement ("et où sont les devoirs humains, hein ?" entendu mille fois), la seconde aborde la question sous un angle abstrait, utopisant en mettant plutôt en avant que l'homme serait "un animal politique" et en parlant d'un hypothétique droit à la dignité qui supplante toutes les libertés individuelles.

Pas besoin d'aller dans les bas-fonds du courant orthodoxe du PCF pour entendre ça, on lit ce genre de conneries (de manière déguisée) dans la colonne Idées de l'immonde.

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Je lutte avec le passage en gras. Ni les conservateurs les plus réacs (il s'en trouve peu en France parmi ceux qui ont voix au chapitre dans les médias, mais ça s'entend souvent dans le café du coin) ni ce qu'il reste d'intellectuels marxistes ne partagent cette conception de droits humains. La première catégorie la rejette tout simplement ("et où sont les devoirs humains, hein ?" entendu mille fois), la seconde aborde la question sous un angle abstrait, utopisant en mettant plutôt en avant que l'homme serait "un animal politique" et en parlant d'un hypothétique droit à la dignité qui supplante toutes les libertés individuelles.

Pas besoin d'aller dans les bas-fonds du courant orthodoxe du PCF pour entendre ça, on lit ce genre de conneries (de manière déguisée) dans la colonne Idées de l'immonde.

Quand on évacue les faux droits, les "droits à", les devoirs deviennent le simple fait de ne pas malmener les droits des autres.

Donc au préalable de l'utilisation du mot "droit", il faut le définir.

Et rappeler par exemple que le "droit à de la nourriture" était peut être défini en URSS, mais il y avait des famines que ne connaissait pas l'Ouest…

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Quand on évacue les faux droits, les "droits à", les devoirs deviennent le simple fait de ne pas malmener les droits des autres.

Tout à fait, mais ça n'est pas reconnu tel quel par tout le monde.

J'ai récemment lu dans une colonne de l'immonde un prof de philo au demeurant respectable qui assénait le plus naturellement du monde que l'impératif catégorique kantien (en vulgarisant, ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse) n'est qu'une bête maxime et que la "vraie" philosophie politique est bâtie sur le refus de l'impératif catégorique. Quand on retire la couche de vernis ambiguë et faussement respectable typique du gauchisme intellectualisant français (cf le monde diplodocus), il en retourne que ce monsieur est très probablement un marxiste qui imagine avoir le droit d'établir la dictature de X sur Y en attendant les lendemains qui chantent. Ca, ou alors un conservateur réac' de la pire espèce, ou un écolo-fada.

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Je lutte avec le passage en gras.

"Lutter avec" = être d'accord

Ni les conservateurs les plus réacs (il s'en trouve peu en France parmi ceux qui ont voix au chapitre dans les médias, mais ça s'entend souvent dans le café du coin) ni ce qu'il reste d'intellectuels marxistes ne partagent cette conception de droits humains. La première catégorie la rejette tout simplement ("et où sont les devoirs humains, hein ?" entendu mille fois), la seconde aborde la question sous un angle abstrait, utopisant en mettant plutôt en avant que l'homme serait "un animal politique" et en parlant d'un hypothétique droit à la dignité qui supplante toutes les libertés individuelles.

cqfd Il ne suffit pas de se dire pour les droits humains, il faut aussi bien définir ces droits que prouver l'adéquation du moyen proposé (le libéralisme) aux fins souhaitées (le respect des droits humains).

Tout à fait, mais ça n'est pas reconnu tel quel par tout le monde.

J'ai récemment lu dans une colonne de l'immonde un prof de philo au demeurant respectable qui assénait le plus naturellement du monde que l'impératif catégorique kantien (en vulgarisant, ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse) n'est qu'une bête maxime et que la "vraie" philosophie politique est bâtie sur le refus de l'impératif catégorique. Quand on retire la couche de vernis ambiguë et faussement respectable typique du gauchisme intellectualisant français (cf le monde diplodocus), il en retourne que ce monsieur est très probablement un marxiste qui imagine avoir le droit d'établir la dictature de X sur Y en attendant les lendemains qui chantent. Ca, ou alors un conservateur réac' de la pire espèce, ou un écolo-fada.

Curieuse réfutation par catégorisation. Lien ?

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Curieuse réfutation par catégorisation. Lien ?

J'ai beau taper les mots clés qui sont les plus probables sur Google et Le Monde, que dalle hélas.

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Quelqu'un aurait-il une bonne réponse à donner à quelqu'un qui prétend que l'allongement du temps de travail a des conséquences négatives sur le chômage des jeunes. Je sais qu'il n'y a pas de corrélation entre les deux mais j'aimerais bien étayer mon propos un peu plus.

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Quelqu'un aurait-il une bonne réponse à donner à quelqu'un qui prétend que l'allongement du temps de travail a des conséquences négatives sur le chômage des jeunes. Je sais qu'il n'y a pas de corrélation entre les deux mais j'aimerais bien étayer mon propos un peu plus.

Déjà commencer par dire qu'il n'existe pas une masse fixe de travail. Il faut se mettre dans la tête de ces gens. Elles croient qu'il existe un gâteau qui représente la masse de travail et qui ne peut pas grandir. Il faut donc leur faire comprendre que plus on travaille plus il y a de travail.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sophisme_d'une_masse_fixe_de_travail

Si il ne le croit toujours pas renvoyer à Paul Krugman, que l'on ne peut pas soupçonner de libéralisme et qui a dit que ce concept était un sophisme.

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C'est ce que je recherchais. Merci :)

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Un nouveau débat avec des socialistes de touts bords, dont j'aimerais vous partager plusieurs points parmi les nombreux évpoqués et voir ce que vous en pensez :

- Sur les politiques anti-trust : la Standart Oil Company a bien fait d'être sanctionnée car elle virait des milliers des personnes => je réponds que c'est ce qui permet d'avoir du pétrole moins cher, ce qui permet à tout le monde de faire des économies, et donc créer des emplois ailleurs => on me dit qu'il y a une période de transition pendant laquelle "les gens crèvent"…

- Sur Marine Le Pen : je dis qu'elle est socialiste, là d'abord on se fout de ma gueule ("hein ? Marine Le Pen… quoi ? répète ? Socialiste ?!"), je réponds précisément par les politiques qu'elle propose (nationalisations, contre la mondialisation, contre la finance apatride, …), on me répond qu'elle n'est tout de même pas socialiste pour 3 points : ce sont les mêmes recettes qu'elle propose mais pas la même ampleur, elle prône la sortie de l'euro ce qui n'est pas socialiste, elle ne vise pas les même objectifs que le socialisme or il faut mettre en parallèle les moyens avec les objectifs.

- Sur l'Etat nounou : je dis que l'Australie et la Nouvelle Zélande par exemple s'en sortent bien mieux que nous sans Etat nounou, on me répond que ce n'est pas comparable en terme de population ("la Nouvelle Zélande, c'est une île tropiquale, il y a rien"). Parce qu'on a une plus grosse population il nous faut un Etat nounou ? On me répond clairement oui, j'ai halluciné.

- Quand je prône un Etat réduit à ses fonctions de police et justice, on me répond que ça va à rebours du progrès, que c'est une régression, un retour en arrière. Je réponds que si le progrès c'est une croissance molle, du chômage de masse, une pauvreté et une précarité croissantes, je n'en veux pas, mais rien n'y fait. A mon avis ça c'est un point très ancré dans les esprits, ça sera dur d'arriver à faire comprendre aux gens.

Avez vous des suggestions quant à ce que j'aurais pu répondre sur ces points ?

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Un nouveau débat avec des socialistes de touts bords, dont j'aimerais vous partager plusieurs points parmi les nombreux évpoqués et voir ce que vous en pensez :

- Sur les politiques anti-trust : la Standart Oil Company a bien fait d'être sanctionnée car elle virait des milliers des personnes => je réponds que c'est ce qui permet d'avoir du pétrole moins cher, ce qui permet à tout le monde de faire des économies, et donc créer des emplois ailleurs => on me dit qu'il y a une période de transition pendant laquelle "les gens crèvent"…

Je connais un peu l'histoire de Standard Oil, je ne vois pas de quels licenciements massifs tu parles. Sinon sur le fond : si période de transition il y a, c'est parce que dans le pays dont on parle la natalité des entreprises est bloquée, comme en France. C'est cela le point clé.

- Sur Marine Le Pen : je dis qu'elle est socialiste, là d'abord on se fout de ma gueule ("hein ? Marine Le Pen… quoi ? répète ? Socialiste ?!"), je réponds précisément par les politiques qu'elle propose (nationalisations, contre la mondialisation, contre la finance apatride, …), on me répond qu'elle n'est tout de même pas socialiste pour 3 points : ce sont les mêmes recettes qu'elle propose mais pas la même ampleur, elle prône la sortie de l'euro ce qui n'est pas socialiste, elle ne vise pas les même objectifs que le socialisme or il faut mettre en parallèle les moyens avec les objectifs.

Déjà, les objectifs sont les mêmes : accroître l'emprise de l'Etat sur la société notamment. Ensuite et surtout, parler des "objectifs" des politiciens revient à prétendre qu'on est télépathe. C'est trop compliqué à analyser, dans un premier temps mieux vaut se consacrer à l'observation des conséquences concrètes des décisions : plus de taxes, plus d'Etat, plus de fonctionnaires, cela s'appelle le socialisme.

- Sur l'Etat nounou : je dis que l'Australie et la Nouvelle Zélande par exemple s'en sortent bien mieux que nous sans Etat nounou, on me répond que ce n'est pas comparable en terme de population ("la Nouvelle Zélande, c'est une île tropiquale, il y a rien"). Parce qu'on a une plus grosse population il nous faut un Etat nounou ? On me répond clairement oui, j'ai halluciné.

Essaie d'apprendre que lorsque quelqu'un affirme quelque chose (ici, 60 millions ou plus d'habitants nécessitent un Etat nounou), c'est à lui d'apporter la preuve que c'est vrai, pas à toi de démontrer que c'est faux. Si je t'affirme "le Yéti existe", ce n'est pas à toi de me démontrer que c'est faux, c'est d'ailleurs impossible.

Quand je prône un Etat réduit à ses fonctions de police et justice, on me répond que ça va à rebours du progrès, que c'est une régression, un retour en arrière. Je réponds que si le progrès c'est une croissance molle, du chômage de masse, une pauvreté et une précarité croissantes, je n'en veux pas, mais rien n'y fait. A mon avis ça c'est un point très ancré dans les esprits, ça sera dur d'arriver à faire comprendre aux gens.

A chaque fois que l'Etat français a abandonné un secteur (automobile, électronique, transport aérien, etc.), la qualité desdites entreprises a généralement explosé (certaines sont devenues des leaders mondiaux), la fiabilité aussi, et les prix ont baissé. Que demande le peuple? Renault, Thomson, Air France, France Telecom, les exemples abondent.

A l'inverse, à chaque fois que l'Etat français est entré sur un secteur, cela s'est terminé par un désastre industriel (cf. Le Crédit Lyonnais, dont la facture a été payée par les français, après que cette banque ait été envoyée dans le mur par un énarque)

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Je connais un peu l'histoire de Standard Oil, je ne vois pas de quels licenciements massifs tu parles.

Ah c'est pas moi qui en parle, c'est un des socialistes qui a sorti le chiffre, il a balancé qu'il y avait 30.000 licenciements genre bim! d'un seul coup. Ne connaissant pas précisément l'affaire j'ai préféré ne pas répondre sur ce point.

Sinon sur le fond : si période de transition il y a, c'est parce que dans le pays dont on parle la natalité des entreprises est bloquée, comme en France. C'est cela le point clé.

Très juste :chine:

Déjà, les objectifs sont les mêmes : accroître l'emprise de l'Etat sur la société notamment. Ensuite et surtout, parler des "objectifs" des politiciens revient à prétendre qu'on est télépathe. C'est trop compliqué à analyser, dans un premier temps mieux vaut se consacrer à l'observation des conséquences concrètes des décisions : plus de taxes, plus d'Etat, plus de fonctionnaires, cela s'appelle le socialisme.

Je suis tout à fait d'accord, mais on va te répondre les mêmes réponses qu'on m'a faites : "tu parles des moyens, pas des buts" (considérant que le but de Marine Le Pen c'est bien connuuuu, c'est le repli sur le nationalisme, racisme toussa toussa)

Essaie d'apprendre que lorsque quelqu'un affirme quelque chose (ici, 60 millions ou plus d'habitants nécessitent un Etat nounou), c'est à lui d'apporter la preuve que c'est vrai, pas à toi de démontrer que c'est faux. Si je t'affirme "le Yéti existe", ce n'est pas à toi de me démontrer que c'est faux, c'est d'ailleurs impossible.

Très judicieux, je vais essayer d'intégrer cette méthode :chine:

A chaque fois que l'Etat français a abandonné un secteur (automobile, électronique, transport aérien, etc.), la qualité desdites entreprises a généralement explosé (certaines sont devenues des leaders mondiaux), la fiabilité aussi, et les prix ont baissé. Que demande le peuple? Renault, Thomson, Air France, France Telecom, les exemples abondent.

A l'inverse, à chaque fois que l'Etat français est entré sur un secteur, cela s'est terminé par un désastre industriel (cf. Le Crédit Lyonnais, dont la facture a été payée par les français, après que cette banque ait été envoyée dans le mur par un énarque)

Toutafé.

Merci de ta réponse !

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- Sur les politiques anti-trust : la Standart Oil Company a bien fait d'être sanctionnée car elle virait des milliers des personnes => je réponds que c'est ce qui permet d'avoir du pétrole moins cher, ce qui permet à tout le monde de faire des économies, et donc créer des emplois ailleurs => on me dit qu'il y a une période de transition pendant laquelle "les gens crèvent"…

Les économies ne s'évaporent pas dans la nature (pas plus que les subventions ne tombent du ciel), et sont réinvestis. Si tu es chaud, tu peux même évoquer la destruction créatrice de Schumpeter.

Pendant cette période de transition, les licenciés touchent des indemnités de chômage, non?

- Sur Marine Le Pen : je dis qu'elle est socialiste, là d'abord on se fout de ma gueule ("hein ? Marine Le Pen… quoi ? répète ? Socialiste ?!"), je réponds précisément par les politiques qu'elle propose (nationalisations, contre la mondialisation, contre la finance apatride, …), on me répond qu'elle n'est tout de même pas socialiste pour 3 points : ce sont les mêmes recettes qu'elle propose mais pas la même ampleur, elle prône la sortie de l'euro ce qui n'est pas socialiste, elle ne vise pas les même objectifs que le socialisme or il faut mettre en parallèle les moyens avec les objectifs.

Pas la même ampleur? Demande des points précis. Elle est aussi socialiste que Mélenchon et plus que le PS.

Sur la monnaie, elle propose un système socialiste français au lieu d'un système socialiste européen. Entre parenthèses, je n'ai toujours pas compris son système d'étalon-or.

Elle ne vise pas les mêmes objectifs? En tout cas ça n'est pas son discours…

- Sur l'Etat nounou : je dis que l'Australie et la Nouvelle Zélande par exemple s'en sortent bien mieux que nous sans Etat nounou, on me répond que ce n'est pas comparable en terme de population ("la Nouvelle Zélande, c'est une île tropiquale, il y a rien"). Parce qu'on a une plus grosse population il nous faut un Etat nounou ? On me répond clairement oui, j'ai halluciné.

Inverse l'argument : plus l'Etat-nounou est appliqué à un grand ensemble moins cela devrait marcher (déresponsabilisation des individus, planification encore plus inefficiente).

Quand à l'argument "c'est une île tropicale", ris un bon coup.

- Quand je prône un Etat réduit à ses fonctions de police et justice, on me répond que ça va à rebours du progrès, que c'est une régression, un retour en arrière. Je réponds que si le progrès c'est une croissance molle, du chômage de masse, une pauvreté et une précarité croissantes, je n'en veux pas, mais rien n'y fait. A mon avis ça c'est un point très ancré dans les esprits, ça sera dur d'arriver à faire comprendre aux gens.

Le progrès, c'est ce qui est performant. Quand on dans l'erreur, on fait marche arrière et ça n'a rien d'une régression. Errare humanum est, persevare est diabolicum (ou qqch comme ça)

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Les économies ne s'évaporent pas dans la nature (pas plus que les subventions ne tombent du ciel), et sont réinvestis. Si tu es chaud, tu peux même évoquer la destruction créatrice de Schumpeter.

Pendant cette période de transition, les licenciés touchent des indemnités de chômage, non?

Mais ne faut il pas dire aussi le méfait des indemnités chômage? Sur le pouvoir d'achat des actifs? La désincitation à travailler et tous les effets pervers associés et bien connus?

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Merci pour ta réponse Arturus.

Un autre débat qu'on a abordé, je viens de m'en souvenir : j'essayais d'expliquer en quoi les interventions massives des banques centrales ne pouvaient que créer de l'inflation. Or les périodes de baisses des taux (avant la crise de 2008) et de quantitative easing (comme aujourd'hui) ne sont pas des périodes d'inflation… Comment se fait-ce ?

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je dis que l'Australie et la Nouvelle Zélande par exemple s'en sortent bien mieux que nous sans Etat nounou, on me répond que ce n'est pas comparable en terme de population ("la Nouvelle Zélande, c'est une île tropiquale, il y a rien"). Parce qu'on a une plus grosse population il nous faut un Etat nounou ? On me répond clairement oui, j'ai halluciné.

C'est moins idiot que ça en a l'air, il y a effectivement un lien entre la taille de la population et les problèmes politiques qui se posent (c'est aussi à pondérer par d'autres facteurs comme le degré de centralisation).

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Merci pour ta réponse Arturus.

Un autre débat qu'on a abordé, je viens de m'en souvenir : j'essayais d'expliquer en quoi les interventions massives des banques centrales ne pouvaient que créer de l'inflation. Or les périodes de baisses des taux (avant la crise de 2008) et de quantitative easing (comme aujourd'hui) ne sont pas des périodes d'inflation… Comment se fait-ce ?

Je pense que :

1/ il faut patienter un peu ça va arriver

2/ l'inflation est exportée par les USA. il va y avoir une inflation généralisée mais par forcément au niveau du pays ayant pratiqué le plus le quantitative easing.

3/ au vu de la logique de la situation, nous devrions être en déflation or les prix restent stables/augmentent légèrement.

4/ les indices d'inflation ne reflètent pas la réalité (logement non pris en compte par exemple…)

5/ Tu prends prendre un exemple long terme (recalcul en Franc certains prix et tu verras!).

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Mais ne faut il pas dire aussi le méfait des indemnités chômage? Sur le pouvoir d'achat des actifs? La désincitation à travailler et tous les effets pervers associés et bien connus?

Le chômage est un risque qui peut très bien s'assurer par un système d'assurances privées concurrentielles, la souscription étant idéalement facultative. Dans ce cadre-là désincitation joue bien moins. Et toucher une prestation à la survenance d'un sinistre (perte d'emploi) par une association dans laquelle chaque membre est entré librement entré est tout à fait libéral-compatible.

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Un autre débat qu'on a abordé, je viens de m'en souvenir : j'essayais d'expliquer en quoi les interventions massives des banques centrales ne pouvaient que créer de l'inflation. Or les périodes de baisses des taux (avant la crise de 2008) et de quantitative easing (comme aujourd'hui) ne sont pas des périodes d'inflation… Comment se fait-ce ?

L'inflation peut se définir de plusieurs manières : augmentation de la masse monétaire, des prix…

Tu parles très certainement d'une augmentation des prix. C'est une très vaste question, mais voici quelques éléments de réponse.

Tout d'abord, la productivité augmentant, à masse monétaire constante les prix devraient baisser. Autrement dit la monnaie devrait s'apprécier, gagner du pouvoir d'achat. A l'inverse actuellement la monnaie perd de son pouvoir d'achat.

Ensuite, dire que les prix n'augmentent pas est assez inexact. Si l'on parle des prix à la consommation, c'est une chose, mais si l'on parle de l'immobilier… Prend l'exemple des subprimes aux USA, de l'Espagne ou de l'Irlande. Même en France les prix de l'immobilier ont augmenté très fortement.

Les injections de liquidité ou la baisse artificielle des taux d'intérêts favorisent la formation de bulles (sans que l'on ne sache ex-ante où elles vont se produire) et empêchent tout calcul économique (les taux d'intérêts sont utilisés pour estimer la rentabilité des investissement). Bon, pour ce deuxième point, beaucoup a déjà été écrit sur ce forum (cf école autrichienne d'économie).

Sinon il y a toujours un décalage entre le moment où il y a injection de liquidités et le moment où celles-ci parviennent réellement dans l'économie.

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Quid des inégalités de faits injustes ?

Il n'y aurait pas d'égalité des chances étant donné l'accès à l'éducation qui dépend du revenu. Et même si elle était garantie, un fils d'ouvrier part toujours avec moins de chances qu'un fils de cadre supérieur… Cette argument leur sert à légitimer la tentative de réduction forcée des inégalités par l'Etat, et j'avoue que je n'ai pas trop su quoi répondre.

Je ne vois pas en quoi l'inégalité est injuste même d'un point de vue purement moral, c'est une chose qui me choque, je comprend qu'on trouve injuste moralement la pauvreté, ou du moins qu'on s'en affecte, mais en quoi une société inégale est injuste, l'égalité est elle la justice, je ne pense pas.

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Le chômage est un risque qui peut très bien s'assurer par un système d'assurances privées concurrentielles, la souscription étant idéalement facultative. Dans ce cadre-là désincitation joue bien moins. Et toucher une prestation à la survenance d'un sinistre (perte d'emploi) par une association dans laquelle chaque membre est entré librement entré est tout à fait libéral-compatible.

Je suis bien d'accord avec vous… Encore une fois qu'on laisse la liberté de choisir de cotiser ou non à des assurances chômages… Mais le but de mon premier post était de montrer que les allocs chomages telles que définies en France apportait leurs lots d'effets indésirables qui n'avait pas été (pré)vus par celui qui a mis en place les Assedics…

J'aurais pu ajouter toutes les magouilles derrière la gestion paritaire de l'Unedic qui doivent être légions mais bien cachées!

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Pour ceux que ça intéresse, dans cette conférence Tom Woods balaie quelques uns des mythes qu'on entend souvent sur le capitalisme :

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J'ai parcouru ce fil avec attention, et je compatis avec Edouard

Pour ce qui me concerne, je ne dispose pas de l'argumentaire suffisant pour faire face à des antilibéraux primaires, ou secondaires, ma conviction étant basée davantage sur l'observation de mon quotidien que sur le maniement des idées et concepts

Ma quasi seule discussion à ce sujet date de décembre et s'est finie en boucherie car j'étais seule face à 3 fonctionnaires -religieux-fanatisés, mais je m'y suis prise comme un manche.

Depuis, je suis davantage faux cul et je reste dans le concret, le basique, car, de un, je m'y sens mieux (je comprends qued. à l'économie et au système monétaire gnagnagna) et comme mes interlocuteurs sont des vieux machins comme moi…

Concernant la sécu, par exemple, j'interroge sur la justice qu'il y a à se faire ponctionner pareil, que l'on soit tout seul ou avec une marmaille de 12, il pourrait y avoir un système de prélèvement en proportion de la taille de sa famille : responsabilité/assurance/blabla

Concernant la retraite, j'interpelle direct sur les parents des copains, genre "ton père qui s'est miné la santé de 14 à 63 ans pour une retraite pourrie, il aurait peut être préféré choisir lui même quand il était usé par son boulot pénible, et mettre des sous de coté, il serait beaucoup plus riche et en meilleure santé que maintenant, dis moi pas qu'il est trop con pour ça ?" : liberté/capitalisation/blabla

Concernant les études, nos enfants étant en fac, c'est pas trop compliqué d'en causer, des inégalités, malgré le système actuel, on a du recul sur l'école itou, et avec mon métier, trop facile, ouarf

Bref, je cause de ce que je peux et le reste, je laisse, en précisant que je suis juste pour un peu plus de liberté et d'égalité, moaaa, et qu'on me fasse pas ch…

Et j'adhère totalement à l'idée de filets de sécurité pour les plus démunis, je suis Bisounours, faut pas déconner !

Et j'aime assez citer le modèle de la Suède, j'envoie les articles de CP, ça fait pas trop peur comme réformes, ça reste compatible avec un socialiste génétique

Ah, j'oubliais, j'ai laissé tomber le truc "socialiste de gauche" et "socialiste de droite" et Marine socialiste, parce que là, c'est l'hallali.

Alors je dis maintenant libéral vs étatiste, ça passe mieux

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ma conviction étant basée davantage sur l'observation de mon quotidien

je reste dans le concret, le basique, car, de un, je m'y sens mieux (je comprends qued. à l'économie et au système monétaire gnagnagna) et comme mes interlocuteurs sont des vieux machins comme moi…

Les exemples concrets sont souvent plus convaincants.

Sinon je trouve que Bastiat est vraiment une référence en la matière (avec ses images très efficaces). Par exemple, son essai sur l’état :

http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

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Sinon je trouve que Bastiat est vraiment une référence en la matière (avec ses images très efficaces). Par exemple, son essai sur l’état :

http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

+1. Bastiat est très accessible pour les débutants. J'ai terminé Sophismes Economiques et ça se lit facilement. Néanmoins, une relecture me sera nécessaire pour vraiment bien assimiler tout son argumentaire.

Je vais également profiter de ton lien qui tombe à pique. :)

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