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Hayek's plosive

TIL - today I learnt...

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Il y a 4 heures, Hank Rearden a dit :

L'auteur a quand même un droit sur son oeuvre, pas son support.

 

Comment rémunérer un romancier/ un musicien sans qu'il prenne une part à un moment donné sur le support de son oeuvre?

 

À mon avis on confond deux problèmes ici: celui de la propriété et celui de la paternité.

Un auteur n'est pas propriétaire de son histoire en elle-même, mais à mon avis il est légitime de considérer comme fraude le fait de vendre l'histoire d'un autre sous son nom à soi. Comme si je vendais les Misérables en disant que c'est moi qui la écrit 

 

Il y a 4 heures, Mathieu_D a dit :

Encore le musicien peut faire des concerts, l'écrivain ne peut pas se rémunérer avec des lectures.

 

On peut imaginer qu'il puisse monnayer sa notoriété à défaut de l'oeuvre, mais là encore il faut que la paternité de l'oeuvre soit respectée.

Payer l'auteur pour des lectures ça se fait, Dantec faisait des lectures de son bouquin en salle de spectacle 

 

 

Il y a 4 heures, Fagotto a dit :

C'est pas le même métier.

En fait, historiquement et peut-être encore plus actuellement les romanciers ont très souvent  déjà un autre métier (ou était rentier) de toute façon, donc ce ne sera pas un changement radical.

En effet 

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Il y a 5 heures, Hank Rearden a dit :

L'auteur a quand même un droit sur son oeuvre, pas son support.

 

Ça se traduit comment concrètement un droit sur son œuvre sans impacter les supports ?

 

Comment rémunérer un romancier/ un musicien sans qu'il prenne une part à un moment donné sur le support de son oeuvre?

 

C’est leur problème.

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Il y a 7 heures, Tramp a dit :

 

Ça se traduit comment concrètement un droit sur son œuvre sans impacter les supports ?

 

 

Une rémunération forfaitaire one shot de l'éditeur du support à l'auteur. L'éditeur devient propriétaire de l'oeuvre.

 

Ou bien l'auteur se fait lui même éditeur de ses supports. 

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Il y a 11 heures, Bézoukhov a dit :

Les éditions pirates belges ennuyaient énormément Balzac à l'époque. 

Un marché qu'il n'aurait pas cherché à toucher s'il n'y avait pas eu ces éditions pirates belges. Bref tout le monde est gagnant : Balzac a vendu son feuilleton à un journal, les belges peuvent le lire sur un autre support, Balzac est connu par les français et les belges.

Il était peut-être aigri parce qu'il n'a pas touché un centime sur ces lecteurs, mais ce n'est pas un mal en soi.

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Il y a 1 heure, Hank Rearden a dit :

Une rémunération forfaitaire one shot de l'éditeur du support à l'auteur. L'éditeur devient propriétaire de l'oeuvre.

 

Il me semble que c’est le système américain. Ça ne change rien au fait qu’il devrait pouvoir se faire copier un autre éditeur. 

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il y a 5 minutes, Tramp a dit :

 

Il me semble que c’est le système américain. Ça ne change rien au fait qu’il devrait pouvoir se faire copier un autre éditeur. 

 

Ben non. L’emetteur doit pouvoir fournir le livre aux conditions qu’il souhaite. Et si ce contrat stipule qu’aucune copie intégrale du livre ne doit être faite, le contrat doit être respecté.

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il y a 2 minutes, Bézoukhov a dit :

 

Ben non. L’emetteur doit pouvoir fournir le livre aux conditions qu’il souhaite. Et si ce contrat stipule qu’aucune copie intégrale du livre ne doit être faite, le contrat doit être respecté.

 

En quoi écrire une suite de mot te donne le droit d’empêcher des tiers non partie à ton contrat d’utiliser leur propriété comme il leur semble bon ?

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Y a toujours quelque chose qui me chiffonne dans le fait que quelqu'un puisse utiliser ce qu'il n'aurait pas été capable de faire sans ta seule compétence à écrire une suite de mot ou une suite de son à un moment donné.

C'est peut-être plus un droit de paternité ici.

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il y a 2 minutes, Restless a dit :

Y a toujours quelque chose qui me chiffonne dans le fait que quelqu'un puisse utiliser ce qu'il n'aurait pas été capable de faire sans ta seule compétence à écrire une suite de mot ou une suite de son à un moment donné.

C'est peut-être plus un droit de paternité ici.

 

 

Tu utilises tous les jours un alphabet que tu n'as pas invente, non ? 

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il y a une heure, Tramp a dit :

 

En quoi écrire une suite de mot te donne le droit d’empêcher des tiers non partie à ton contrat d’utiliser leur propriété comme il leur semble bon ?

 

Une histoire de bonne foi.

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il y a 5 minutes, Bézoukhov a dit :

 

Une histoire de bonne foi.

 

Je vois pas pourquoi ce serait binding légalement. 

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il y a 6 minutes, Bézoukhov a dit :

Les fruits et biens acquis par mauvaise foi, tu peux légitimement les conserver ?

 

Parce que dans ce cas là, on parle de la propriété d’un tiers.

Dans le cas du droit d’auteur, on m’empeche d’utiliser ma propriété légitimement acquise. 

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18 hours ago, Hank Rearden said:

Comment rémunérer un romancier/ un musicien sans qu'il prenne une part à un moment donné sur le support de son oeuvre?

https://www.patreon.com/Wildbow

 

17 hours ago, Mathieu_D said:

On peut imaginer qu'il puisse monnayer sa notoriété à défaut de l'oeuvre, mais là encore il faut que la paternité de l'oeuvre soit respectée.

Regarde comment ça se passe dans le logiciel libre. Personne ne fait réellement d’effort pour protéger la paternité de son travail, parce qu’il n’y a presque aucun cas de "tiens, si j’essayais de revendiquer la paternité d’une œuvre qui n’est pas mienne" ? À l’heure d’internet, il est tellement trivial de prouver qu’on est l’auteur original que je ne vois pas comment on peut poser ça comme un réel problème.

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il y a 19 minutes, Sloonz a dit :

On peut aussi citer Incase, Rupert Everton, Sinner, Dandonfuga, shadman, pour ne citer que les pornographes les plus connus de patron. Et fun fact, précisément parce qu'ils ont du s'adapter au fait de vendre des trucs à des clients sans pouvoir protéger plus que ça leur travail, ils ont du s'adapter et leur fanbase est 1-super fidèle 2-ils font preuve d'énormément de créativité. 

 

Je serais économiste je serai super intéressé de faire une étude en profondeur des mécanismes de marché sur ce genre de plate-forme patreon et twitch, parce qu'ils ont l'air de bien fonctionner en dépit du passager clandestin (mais je pense qu'en fait c'est grâce aux passagers clandestins qu'ils fonctionnent) et qu'au final c'est tout le sujet ici de savoir comment gérer le phénomène de passager clandestin 

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Si on apprécie un artiste, on le finance pour le récompenser et qu'il produise plus de contenu. Soit directement par des dons (la multiplication des plateformes et des modalités évoquée ci dessus), soit indirectement en s'assurant que l'éditeur ou un autre intermédiaire reverse une partie des bénéfices à l'auteur. Sinon, l'artiste doit trouver un autre boulot pour gagner sa vie, il a moins de temps pour créer, etc. ce qui ne profite pas au consommateur in fine.

Quelqu'un qui se contente de copier n'ira pas bien loin s'il prive les créateurs de revenus. On peut aussi compter sur le sens moral des consommateurs (cf les histoires de marché équitables, consommation locale, etc.).

Au final, il ne reste plus que le cas de l’œuvre commercialisée sous le nom de quelqu'un d'autre que l'auteur original, où on peut parler de fraude (mais la victime c'est l'acheteur qui est trompé, pas l'auteur).

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Tout juste et c'est pour ça que j'ai parlé du problème de la confusion propriété/paternité 

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1 hour ago, Sloonz said:

https://www.patreon.com/Wildbow

 

Regarde comment ça se passe dans le logiciel libre. Personne ne fait réellement d’effort pour protéger la paternité de son travail, parce qu’il n’y a presque aucun cas de "tiens, si j’essayais de revendiquer la paternité d’une œuvre qui n’est pas mienne" ? À l’heure d’internet, il est tellement trivial de prouver qu’on est l’auteur original que je ne vois pas comment on peut poser ça comme un réel problème.

Non mais le problème n'est pas la paternité mais la vente. Les logiciels open source ne peuvent pas être vendu par un tiers par exemple, il y a des copyright là aussi.

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il y a 41 minutes, Mathieu_D a dit :

Non mais le problème n'est pas la paternité mais la vente. Les logiciels open source ne peuvent pas être vendu par un tiers par exemple, il y a des copyright là aussi.

 

Et il appartient à qui ce copyright sur des produits libres de droit ?

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Il y a 1 heure, Philiber Té a dit :

Si on apprécie un artiste, on le finance pour le récompenser et qu'il produise plus de contenu. Soit directement par des dons (la multiplication des plateformes et des modalités évoquée ci dessus), soit indirectement en s'assurant que l'éditeur ou un autre intermédiaire reverse une partie des bénéfices à l'auteur. Sinon, l'artiste doit trouver un autre boulot pour gagner sa vie, il a moins de temps pour créer, etc. ce qui ne profite pas au consommateur in fine.

Sauf que là c'est un problème d'action collective à la Olson. Mais du coup, ça favoriserait les scènes minoritaires, puisque d'après Olson, l'action collective reste possible dans les petits groupes... Donc moins de PI = une culture plus diverse et plus riche ?

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1 hour ago, Mathieu_D said:

Non mais le problème n'est pas la paternité mais la vente. Les logiciels open source ne peuvent pas être vendu par un tiers par exemple, il y a des copyright là aussi.

Pas forcément, là tu fais plutôt référence aux logiciels qui ont deux licences non ? Une libre pour la communauté et une payante et fermée par le créateur principal.

Typiquement dans les cas comme la GPL tu peux vendre le logiciel si tu fournis une copie des sources au client. Mais tu as raison sur un point, c'est que les licences en questions s'appuient sur le copyright pour contraindre ceux qui utilisent les sources du logiciel à partager les sources plutôt que de simplement s'approprier le code.

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La question est finalement simple : a-t-on un droit opposable à un business model viable parce qu’on est un zartiste ou un zinventeur ?

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Il y a 2 heures, Mathieu_D a dit :

Non mais le problème n'est pas la paternité mais la vente. Les logiciels open source ne peuvent pas être vendu par un tiers par exemple, il y a des copyright là aussi.

C'est pas ce que fait @ttoinou ?

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1 hour ago, Tramp said:

La question est finalement simple : a-t-on un droit opposable à un business model viable parce qu’on est un zartiste ou un zinventeur ?

De fait si la seule façon de lutter contre la fraude au niveau des consommateurs c'est de monter une administration tentaculaire c'est que c'est peine perdu et qu'il faut abandonner.

 

Après si une entreprise se fait de la thune sur tes oeuvres artistiques de manière flagrante, là, est-ce qu'on n'est pas fondé à raler auprès d'un tribunal ?

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Il y a 6 heures, Wayto a dit :

C'est pas ce que fait @ttoinou ?

Je me base sur du logiciel open source oui. Je fais la connexion entre un truc propriétaire et un truc open source, du code chiant que personne ne veut se taper. Et je respecte la licence open source. Mais mon truc n'est pas open source.

Il y a pleins de façons de vendre du logiciel open source ce n'est pas interdit, un des problèmes vient du fait que n'importe qui peut récupérer tes sources de façons presque automatisée et les redistribuer gratuitement. Même histoire que l'éditeur / imprimeur de livre avec des coûts encore plus bas.

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Il y a 6 heures, Jesrad a dit :

TIL le centre commercial futuriste El Helicoide de Caracas a été reconverti en prison politique et centre de torture par le régime chaviste.

 

A mon avis, avec l'effondrement du régime maduresque, on va découvrir des trucs glauques en pagaille.

Murmures génés de la part de la presse franchouille, évidemment, et silence compact chez nos amis politiciens, Méluche en premier.

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Il y a 8 heures, Mathieu_D a dit :

Après si une entreprise se fait de la thune sur tes oeuvres artistiques de manière flagrante, là, est-ce qu'on n'est pas fondé à raler auprès d'un tribunal ?

 

Si l’entreprise distribuait gratuitement l’oeuvre ca ne poserait pas problème ? 

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